inspiration, intelligence, méditation

Je crois que tout le monde a besoin de lire ça ce matin đŸ‘‡

Non.

Savoir dire non.

Avec ou sans justification.

Si le verbe est créateur,

le non est architecte,

car il structure.

En excluant,

il dessine les contours,

et sort du tout « oui ».

Dire non c’est choisir,

avoir du pouvoir sur sa vie,

c’est dire « oui » Ă  soi.

Celui qui vous ĂŽte le pouvoir de dire « non » vous retire l’essentiel du pouvoir sur votre vie.

« Penser, c’est dire non.

Remarquez que le signe du oui est d’un homme qui s’endort ; au contraire le rĂ©veil secoue la tĂȘte et dit non.

Non Ă  quoi ? Au monde, au tyran, au prĂȘcheur ? Ce n’est que l’apparence.

En tous ces cas-lĂ , c’est Ă  elle-mĂȘme que la pensĂ©e dit non.

Elle rompt l’heureux acquiescement. Elle se sĂ©pare d’elle-mĂȘme.

Elle combat contre elle-mĂȘme. Il n’y a pas au monde d’autre combat.

Ce qui fait que le monde me trompe par ses perspectives, ses brouillards, ses chocs dĂ©tournĂ©s, c’est que je consens, c’est que je ne cherche pas autre chose.

Et ce qui fait que le tyran est maütre de moi, c’est que je respecte au lieu d’examiner.

MĂȘme une doctrine vraie, elle tombe au faux par cette somnolence.

C’est par croire que les hommes sont esclaves.

RĂ©flĂ©chir, c’est nier ce que l’on croit.

Qui croit ne sait mĂȘme plus ce qu’il croit.

Qui se contente de sa pensĂ©e ne pense plus rien. Â»

Alain, Propos sur les pouvoirs, Â§ 139.

Et vous, savez-vous, pouvez-vous, osez-vous dire non ?

Nathalie

#non#réflexion#philosophie#citation#penser

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