Réseaux féminins, argent et pouvoir : le business au féminin sans langue de bois

À quoi sert vraiment un réseau féminin quand les cartes de visite sont rangées et que les photos LinkedIn cessent de circuler ? À obtenir des contacts, bien sûr. Mais les réseaux les plus utiles font davantage : ils aident à nommer sa valeur, à parler d’argent sans détour, à confronter une offre au marché et à ne pas traverser seule les moments de doute.

C’est le fil rouge de ce replay de Your Business Time TV, diffusé le 11 septembre 2026 avec Hafida Bennour, Édith Lassiat, Houraye Dieye et Nathalie Aufrère. Pendant un peu plus d’une heure, la conversation passe des réseaux féminins au rapport à l’argent, du juste prix à la liberté d’entreprendre. Sans prétendre que la sororité règle tout par magie.

Ce replay répond à des questions très concrètes

  • Que peut réellement produire un réseau professionnel féminin ?
  • Pourquoi certaines femmes s’expriment-elles différemment dans un cercle féminin et dans un réseau mixte ?
  • Comment reconnaître, expliquer et faire payer la valeur de son travail ?
  • Peut-on développer une activité dans les métiers du soin, de l’accompagnement ou de la beauté sans rester prisonnière du don de soi ?
  • Comment commencer à entreprendre quand les moyens sont limités ?

Ce qu’un bon réseau change vraiment

Un annuaire rempli n’est pas un réseau. Un groupe WhatsApp très actif non plus. La valeur apparaît lorsqu’une membre vous recommande alors que vous n’êtes pas dans la pièce, vous présente à la bonne personne, vous aide à mieux formuler votre offre ou vous dit franchement ce qui ne tient pas encore.

« Réussir, c’est formidable. Seule, ça n’a pas d’intérêt. »

Édith Lassiat, à 2 min 19

Ce que décrit Édith Lassiat n’est pas une célébration abstraite du collectif. Il s’agit d’une intention suivie d’actes : partager une expertise, ouvrir son carnet d’adresses, faire circuler une opportunité et accepter aussi de recevoir. Le réseau révèle parfois une valeur que l’on ne parvenait plus à voir seule.

Cette relation se prépare avant l’urgence. Si vous attendez d’avoir besoin d’un client ou d’un emploi pour reprendre contact, l’échange sera forcément plus raide. J’ai consacré un autre contenu à la création d’un réseau d’affaires local. Le principe reste le même : une relation professionnelle se construit bien avant la demande.

Réseau féminin ou réseau mixte : faut-il choisir ?

La question arrive à 10 min 31 : pourquoi un réseau de femmes plutôt qu’un réseau mixte ? Les réponses ne dressent pas un camp contre l’autre. Un cercle féminin peut offrir un espace où certaines expériences se disent plus facilement : la place que l’on s’autorise à prendre, la culpabilité, la peur d’être « trop », le rapport au pouvoir ou à l’argent.

Un réseau mixte apporte autre chose : d’autres regards, d’autres métiers, d’autres façons de décider et de négocier. L’enjeu n’est donc pas de remplacer la mixité. Il est de savoir ce dont on a besoin à un moment précis. Sécurité pour parler vrai ? Ouverture vers d’autres univers ? Développement commercial ? Mentorat ? Un réseau n’a pas à répondre à toutes les attentes.

Argent, prix et valeur : le sujet que le business ne peut pas éviter

À 24 min 31, la conversation devient nettement plus sensible : pourquoi des femmes très compétentes peinent-elles encore à gagner correctement leur vie avec leur activité ? Les invitées évoquent l’histoire sociale du rapport des femmes à l’argent, la difficulté à demander un financement, mais aussi un frein plus intime : reconnaître sa propre valeur et savoir la rendre lisible.

« L’argent, c’est la rétribution logique de la valeur que tu apportes. »

Houraye Dieye, à 30 min 49

Une expertise remarquable ne se vend pas toute seule. Il faut relier ce que l’on sait faire au problème concret d’un client, expliquer ce qui change grâce à l’intervention et construire une offre compréhensible. À 39 min 10, Édith Lassiat insiste sur ce déplacement : quitter un instant sa propre rive pour regarder le besoin réel de la personne en face.

« On ne vend pas de l’heure. On vend de la valeur. »

Édith Lassiat, à 50 min 17

La formule est volontairement tranchée. Tous les métiers ne peuvent pas abandonner la tarification au temps. Mais elle oblige à poser une bonne question : le client achète-t-il seulement une durée, ou l’expérience, le diagnostic, la précision et le résultat rendus possibles par des années de pratique ?

Les métiers du care ont de la valeur. Le sacrifice n’est pas un modèle économique

Le passage consacré aux métiers du soin, de l’accompagnement et de la beauté commence à 32 min 19. Ces activités sont essentielles. Le problème apparaît lorsqu’elles sont associées par défaut à la disponibilité permanente, au petit prix ou au service gratuit.

« Le don finit par être un abus de soi-même. »

Édith Lassiat, à 47 min 16

Sortir de cette logique ne demande pas de renier le soin. Il faut parfois l’épaissir : ajouter une compétence, structurer un parcours, documenter les résultats, mieux choisir sa clientèle ou revoir le modèle économique. Savoir faire et savoir valoriser sont deux compétences différentes. L’une ne diminue pas l’autre.

Entreprendre pour la liberté, avec un marché en face

À partir de 51 min 07, chacune raconte pourquoi elle a choisi l’entrepreneuriat. Les parcours diffèrent, mais la liberté revient : liberté de décider, d’organiser son travail, d’explorer plusieurs facettes de soi et de ne plus se plier à des règles que l’on juge absurdes.

Cette liberté n’exonère pas du réel. À la question « Comment commencer sans argent ? », Houraye Dieye répond par le marché : identifier un problème, imaginer une première offre de service, tester, écouter et corriger. Certaines activités exigent évidemment un capital de départ. Beaucoup peuvent cependant commencer par une version plus légère, à condition d’accepter la confrontation avec de vrais clients.

« En n’ayant pas essayé, pour moi, tu as déjà échoué. »

Houraye Dieye, à 1 h 06 min 46

Comment choisir un réseau féminin sans perdre son temps ?

Avant d’adhérer, posez quatre questions simples :

  1. Pourquoi voulez-vous entrer dans ce réseau ? Chercher des clientes, des pairs, une mentore, des financements ou un espace de parole ne conduit pas au même choix.
  2. Que font réellement les membres les unes pour les autres ? Demandez des exemples de mises en relation, de collaborations ou de décisions facilitées.
  3. Peut-on y parler d’argent et de désaccord ? Une communauté qui ne supporte ni les tarifs, ni les limites, ni les objections produit surtout de la politesse.
  4. Êtes-vous prête à recevoir autant qu’à donner ? L’hyper-disponibilité n’est pas une preuve de valeur. Un réseau utile respecte aussi le temps de ses membres.

« Qu’est-ce que ça te coûte de rester seule dans ton coin ? »

Hafida Bennour, à 1 h 08 min 55

Les repères du replay

  • 00:28 : ouverture et rôle d’un réseau féminin
  • 02:19 : réussir ensemble et faire circuler les opportunités
  • 10:31 : réseau féminin ou réseau mixte ?
  • 14:56 : actualités des invitées et livre d’Édith Lassiat
  • 24:31 : femmes, argent et rémunération
  • 32:19 : métiers du care, expertise et modèle économique
  • 39:10 : comprendre le besoin client et défendre ses honoraires
  • 51:07 : pourquoi elles sont devenues entrepreneures
  • 1:04:06 : que dire à une femme qui hésite ?
  • 1:05:14 : commencer à entreprendre sans argent
  • 1:08:17 : la puissance d’une seule rencontre

Qui intervient dans cette émission ?

Hafida Bennour est Master Coach, mentore de femmes dirigeantes et fondatrice du Mouvement O.N.E., Oser Nourrir son Exception. Édith Lassiat est mentore et auteure de Une nouvelle voie pour les femmes de pouvoir. Houraye Dieye est entrepreneure et coanimatrice de l’émission. Nathalie Aufrère, consultante en évolution professionnelle, coach et formatrice, anime Your Business Time TV et Une Voix Qui Porte.

Trois réponses à retenir

À quoi sert un réseau féminin pour une entrepreneure ?

À rompre l’isolement, accéder à des expériences comparables, obtenir des retours francs et rencontrer des partenaires, clientes ou prescriptrices. Son utilité dépend toutefois de la qualité des relations et des actions réalisées, pas du nombre de membres.

Un réseau féminin remplace-t-il un réseau mixte ?

Non. Les deux peuvent être complémentaires. Un cercle féminin peut faciliter certaines conversations liées à la place, au pouvoir ou à l’argent. Un réseau mixte ouvre d’autres perspectives et d’autres contacts.

Comment savoir si un réseau est bon pour son business ?

Regardez ce qui se passe entre les événements : recommandations, collaborations, retours utiles, nouvelles décisions et mises en relation qualifiées. Si l’activité repose surtout sur des photos et des messages génériques, le bénéfice restera limité.


Quelle idée du replay vous a le plus bousculée ? Vous pouvez poursuivre l’échange sur la page LinkedIn de l’émission ou directement sous la vidéo YouTube.

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Nathalie Aufrère

Consultante en évolution professionnelle, coach professionnelle et hypnopraticienne à Trélissac, près de Périgueux, et à distance.

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